L’objectif global affiché est d’intensifier le bien-être pour tous et partout sur le territoire national. Pour y parvenir, le gouvernement entend transformer les capacités économiques et institutionnelles du pays en revenus supplémentaires, en opportunités économiques et en services effectivement accessibles aux populations, quel que soit leur lieu de résidence. Cette ambition repose sur trois défis majeurs : éradiquer l’extrême pauvreté, élargir la base productive et les opportunités économiques, puis consolider la gouvernance, la cohésion nationale et la sécurité. Sur le volet social, le programme prévoit de créer les conditions de l’épanouissement de chaque Béninois, à travers le renforcement de la santé et de la protection sociale, l’amélioration du cadre de vie ainsi que l’accès aux services essentiels de proximité.
L’éradication de l’extrême pauvreté constitue ainsi l’un des axes prioritaires de cette nouvelle programmation gouvernementale. En matière économique, le PAG 2026-2033 mise sur une transformation productive fondée sur la création de valeur locale, la diversification, la formalisation des activités et la levée des contraintes logistiques, énergétiques et numériques. Six filières sont identifiées comme locomotives de cette dynamique : l’agriculture, l’industrie, le tourisme, la logistique, l’éducation et les savoirs associés à l’industrie de pointe, ainsi que l’énergie. Le troisième défi concerne la gouvernance. Le gouvernement ambitionne de promouvoir un État plus proche des citoyens, plus efficace, accessible et capable de protéger les personnes et les biens. Cette orientation associe la modernisation de l’administration publique et le renforcement de la redevabilité à la consolidation de la justice, de la sécurité et du positionnement international du Bénin.
Une ambition économique soutenue par des projections chiffrées
Le cadrage macroéconomique du programme table sur une croissance réelle moyenne de 7,7 % sur la période 2026-2033, avec un déficit budgétaire global maintenu en dessous de 3 % du produit intérieur brut (PIB). Le financement du portefeuille de projets repose sur une contribution attendue de 45 % du secteur public et de 55 % du secteur privé. La mise en œuvre du PAG est organisée en deux phases. La première, consacrée à la mise en service, couvre la période 2026-2029. La seconde, dite de consolidation, s’étend de 2030 à 2033. Le dispositif prévoit un portefeuille modulable de projets ainsi que des contrats annuels de performance entre les ministres et le président de la République. Une chaîne de résultats doit permettre de relier les ressources mobilisées aux réalisations, aux résultats et aux impacts attendus. Deux leviers transversaux sont également retenus pour guider l’action publique : la territorialisation et la technologie. La première vise à adapter les interventions aux potentialités et aux besoins des six pôles de développement territorial. La seconde doit contribuer à améliorer les services publics, la productivité, l’accès aux marchés et le pilotage des politiques publiques.
Avec l’approbation de ce programme, le gouvernement fixe les grandes orientations de son action pour le septennat 2026-2033, autour des enjeux sociaux, économiques et institutionnels du développement national.
Cadnel ADEBAYO